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Département d'Archéologie

cercueil d’ousirmes.

Le Musée Curtius est né du souhait de la Ville de Liège, dès 1896, d’abriter ses collections et celles de l’Institut archéologique liégeois (I.A.L.) dans un endroit approprié, digne d’une véritable institution muséale.

 

En 1901, la Ville de Liège porta son choix sur la Maison Curtius, imposant immeuble de style Renaissance mosane construit à la fin du XVIe siècle pour Jean de Corte dit Curtius, prospère marchand d’armes et de poudre à canon en affaires avec l’armée espagnole, qui fit de ce superbe édifice sa vitrine commerciale. D’importants travaux de restauration furent réalisés entre 1904 et 1909, sous l’œil attentif de l’architecte Joseph Lousberg. Le Musée Curtius – nommé dans un premier temps « Musée archéologique liégeois » - fut officiellement inauguré le 1er août 1909.

 

A cette époque, l’archéologie liégeoise connaissait une de ses plus belles périodes de prospérité grâce aux recherches – fouilles et publications – de Jean Servais, Joseph Hamal-Nandrin, et Marcel De Puydt, membres éminents de l’I.A.L., à l’origine de ce qu’on appellera plus tard « l’école liégeoise de Préhistoire ». 

 

Les années 1910-1920 furent marquées par deux donations exceptionnelles qui permirent de constituer une des collections de Préhistoire les plus riches du pays. Il s’agit des donations de Georges Cumont (1914), et de Marcel De Puydt (1920). Ces dons représentent plusieurs dizaines de milliers d’artefacts inscrits au registre d’entrée du musée sous plus de quinze mille numéros d’inventaires différents.

 

La donation De Puydt – aboutissement de recherches personnelles du donateur durant un demi-siècle et fruit de campagne de fouilles menées en 1885-1886 à Spy et entre 1888-1909 en Hesbaye – a conféré au musée d’archéologie une renommée internationale.

 

Les collections gallo-romaines et mérovingiennes sont, quant à elles, le fruit de plusieurs campagnes de fouilles archéologiques menées sous la direction de l’I.A.L. durant la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Il s’agit essentiellement d’objets découverts en contexte funéraire.

 

L’accroissement des collections gallo-romaines reprit vigueur dans les années 1970-1980 grâce à deux dépôts importants, produits de fouilles effectuées dans un contexte d’habitat. Il s’agit du matériel archéologique découvert lors des fouilles de la villa de la Place Saint-Lambert à Liège, entre 1977 et 1984, et celui issu des fouilles de la villa de Haccourt.

 

balsamaireLes Musées d’Archéologie et d’Arts décoratifs possèdent des collections d’archéologie d’une très grande valeur historique et scientifique, comme par exemple l’outillage lithique du Paléolithique moyen découvert à Spy, en 1885-1886. Ces objets – associés dans une même couche stratigraphique à des ossements d’espèces animales disparues et à des ossements humains de type Néandertal – apportèrent à cette époque, au monde entier, la preuve indiscutable de l’ancienneté du genre humain. Ces pièces exceptionnelles, dignes des plus grands musées du monde, font aujourd’hui l’objet d’études scientifiques menées par des chercheurs belges et étrangers.

Ces collections d’archéologie permettent de retracer l’évolution humaine de la Préhistoire à la fin de l’époque carolingienne.

 

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