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Département d'Art religieux et d'Art mosan

Ce département est en partie l’héritier de l’ancien Musée d’Art religieux et d’Art mosan (M.A.R.A.M.), lui même issu du Musée diocésain liégeois. Depuis 1976, la Ville de Liège, en accord avec l’Evêché, avait voulu en faire une prestigieuse vitrine, avec pour objectif l’accueil d’œuvres d’art religieux, en vue d’en assurer la mise en valeur et la conservation. Le statut de principauté ecclésiastique qui fût celui de l’état liégeois depuis le 10e s. avait assuré à cette production artistique un essor particulièrement remarquable : il présida à l’émergence de l’Art mosan. Ce vocable désigne aujourd’hui l’âge d’or du diocèse (de la fin du 10e et aux premières décennies du 14e), dont quelques chefs-d'œuvre figurent dans tous les manuels d’histoire de l’art médiéval.

triptique de sainte-croix

 

Le Grand Curtius est né en grande partie de l’objectif de réunir en un seul lieu ces anciennes collections et celles, partiellement dédiées à cette spécialité, du ci-devant Musée d’Archéologie et des Arts décoratifs et de l’Institut archéologique liégeois. Leur complémentarité constitue l’une des justifications les plus éloquentes de la nouvelle entité muséale.

 

Le M.A.R.A.M. était constitué de plusieurs fonds. Le plus ancien, et le plus important, provenait de la société d’art fondatrice, elle-même bénéficiaire de dons et de legs, dont le principal vint de l’abbé Scheen, héritier de l’éminent collectionneur et historien de l’art Jules Helbig (1821-1906). C’est à lui que, depuis 1910, le musée était redevable, notamment, de sa collection de Primitifs flamands.

Au cours de son histoire, l’institution accueillit de nombreux dépôts en provenance de la Cathédrale de Liège, de fabriques d’église, de communautés religieuses, de l’Évêché, de l’asbl Les Amis du M.A.R.A.M. et de particuliers. S’y ajoutèrent deux fonds d’archives de premier intérêt pour la connaissance du milieu artistique liégeois des XIXe et XXe siècles : les fonds Osterrath (maîtres verriers) et Dehin (orfèvres-dinandiers). Le vocable de l’ancien musée reflétait déjà la double orientation de ses collections : l’évocation d’un courant de spiritualité donné à travers un choix représentatif d’œuvres d’art qu’il a inspirées au sein du pays mosan.

 

 diptyque palude

 

 

En association avec les collections de l’ancien Musée Curtius, le département offre désormais un aperçu cohérent de l’évolution artistique de l’art religieux dans cette entité depuis le haut Moyen Âge jusqu’au début du XXe siècle. Certains ensembles comptent parmi les plus importants de Belgique dans les domaines de la sculpture, de l’orfèvrerie, de la peinture. Chaque grand courant artistique y est représenté, depuis l’art roman (XIe-XIIe siècles) jusqu’à l’Historicisme (XIXe siècle). De nombreux et célèbres chefs-d’œuvre de l’Art mosan évoquent ce que fût cet âge d’or du diocèse liégeois à travers sa production d’orfèvreries, d’émaux, de bronzes, d’ivoires, de sculptures et de manuscrits. Ils contribuent largement à la réputation internationale des collections. De nombreuses œuvres, dont quelques chefs-d’œuvre, des écoles flamande, française, italienne, brabançonne et allemande y côtoient les productions plus spécifiquement régionales.                       

 

Enfin, une importante section consacrée à saint Lambert regroupe, autour d’une maquette de son  ancienne cathédrale, de précieux souvenirs historiques et iconographiques liés au saint patron de Liège, ainsi qu’à l’histoire du prestigieux édifice dédié à sa mémoire et disparu à la Révolution.

 

 

cathédrale saint lambert gothique

 

 Le département assure opportunément le lien avec les sites qui, à Liège, évoquent également les origines de la cité, en particulier l’Archéoforum de la place Saint-Lambert et le Trésor de la cathédrale Saint-Paul.

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