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L'îlot et ses bâtiments : Introduction

C’est dans le cadre du quartier nord que le bloc muséal s’inscrit en relation directe avec les autres îlots. La mise en relation est d’autant plus importante que le contenu de ces monuments est le complément naturel des collections qui sont exposées au musée.

Le caractère patrimonial de l’ensemble est confirmé par le nombre important de bâtiments classés.

 

Quatre bâtiments forment l’ensemble « Grand Curtius ». Chacun d’eux est représentatif des mœurs, des modes et des techniques d’une époque.

Le plus ancien et le plus emblématique, le « Palais Curtius » (1597-1604) est le « phare » de cet ensemble muséal. Il lui donne son nom et est le symbole de la culture liégeoise des XVIe et XVIIe siècles. Avec son alternance de briques et de pierres, ses fenêtres à croisées, déclinées sur le mode majeur, le « Palais Curtius » est le modèle de l’architecture mosane. Très altérée et restructurée de manière contemporaine, la « Résidence Curtius » (1597) est le complément indissociable du palais dont elle a été séparée physiquement lors de la succession de Jean Curtius.

 

A l’ouest, inextricablement mêlées, les maisons De Wilde et Brahy ne forment en 1680 qu’un bien unique sous le nom d’hôtel de Haxhe. Architecture de briques et pierres à linteaux dégressifs, elle marque une évolution de l’architecture par la disparition des croisées au profit de grandes baies plus lumineuses. Ce bâtiment subira le même sort que le palais voisin puisque en 1730, lors d’une succession, l’ensemble sera divisé en deux parties qui vont se développer indépendamment.

 

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 Laissez-vous emporter par le regard du photographe

         Photo  : Alain Boos, Ville de Liège

 

Plus tardif mais non moins remarquable, l’hôtel de Hayme de Bomal referme l’îlot à l’Ouest. Peu connu, ce monument est le reflet du raffinement de l’architecture néo-classique de la seconde moitié du XVIIIe siècle (1775-1778). Son plan, ses façades et surtout le raffinement extrême de ses décors intérieurs (stucs, boiseries décoratives) reflètent la qualité du constructeur Jean-Baptiste de Hayme de Bomal, (Bourgmestre par quatre fois de la ville) et de son architecte Barthélemy Digneffe.

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